Résumé

Victor Giraud  Un Philosophe méconnu. — Maine de Biran

La philosophie stoïcienne peut apprendre la résignation à tous les maux extérieurs ou à tous les accidens de la vie humaine, qui sont dans l’ordre général du destin ou de la Providence, et par-là nécessaires. Résignation, patience et tranquillité d’âme, c’est là le plus haut degré où l’âme puisse arriver par le seul secours de la philosophie ; mais aimer la souffrance, s’en réjouir comme d’un moyen qui conduit à la plus heureuse fin, s’attacher volontairement à la croix, à l’exemple du Sauveur des hommes : c’est ce que peut seul enseigner et pratiquer le philosophe chrétien.
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Victor Giraud  Un Philosophe méconnu. — Maine de Biran

L’aînée, — écrivait Maine de Biran dans son Journal intime, — l’aînée est douce, bonne comme sa mère, timide et sans aucune confiance en elle-même ; elle est appelée à suivre les habitudes et la route ordinaire de la vie. La cadette a une sensibilité délicate, susceptible d’exaltation, des idées fines et profondes, un tact supérieur à son âge, une âme élevée, pour qui les bornes de la situation commune ne suffisent pas. Je crains que son bonheur ne soit difficile... C’est une plante rare à cultiver, à développer, à préserver du souffle des aquilons.
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Victor Giraud  Un Philosophe méconnu. — Maine de Biran

Ils méprisent la douleur et la mort ; ils foulent aux pieds les passions et, — ce qu’il y a de plus grand encore, — ils placent tout leur bonheur dans le bien qu’ils font aux hommes ; aussi doux, aussi bienfaisans pour leurs semblables qu’ils sont durs à eux-mêmes. — Ils sont conduits par l’orgueil, dira Pascal. — Oui, c’est un assez bel orgueil que celui qui ne craint rien tant que de se dégrader non pas aux yeux des hommes, mais à ses propres yeux. Qu’on me dise ce que peut faire de plus l’homme avec le secours même de la grâce !...
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