Victor Lanjuinais,
Revue des Deux Mondes
“ La monnaie est donc une unité composée de deux parties ; quand une des parties s’accroît, le tout s’accroît d’autant. Si le tout ainsi accru excède la demande sur le marché, le tout se dépréciera. La solidarité des prix entre l’or et l’argent n’est pas particulière à ces deux marchandises. Elle existe à des degrés divers pour toutes celles qui par leur analogie sont de nature à se suppléer l’une l’autre. Le blé est dans ce cas par rapport à l’orge, au seigle, à l’avoine. Le blé est-il à un prix de disette, il fait hausser les autres grains ; s’il est abondant, il baisse et les fait baisser. ”
