Résumé

Ernest Cambier Le péril de la France et des pays à étalon d'or… (1897)

On a reconnu aux divers congrès agricoles que la suspension de la frappe d'argent avait eu des conséquences facheuses pour notre agriculture, que tout le monde est d'accord sur ce point; une chose ne peut être à la fois mauvaise et bonne; si la suspension est une chose mauvaise, ce que tout le monde reconnaît, chacun se demande pourquoi on hésite à revenir à notre loi monétaire qui, pendant 75 ans, a fait la prospérité de la France, puisqu'on reconnaît que les pays à monnaie d'argent, ont une prime énorme à l'exportation de leurs produits, qui ruinent nos produits nationaux.
Source : Gallica

Ernest Cambier Le péril de la France et des pays à étalon d'or… (1897)

Mais c'est le contraire qui est la vérité : depuis 20 ans, les ouvriers des campagnes ont vu leur salaire réduit, diminué, ils émigrent dans les villes, ils voient des ateliers fermés, des fermes abandonnées, des terres riches incultes, la production nationale avilie et mourante, ils voient tomber tous les cultivateurs, tous les patrons travailleurs, ils se demandent tous avec anxiété et le coeur navré où l'on mène la France, l'avenir qui leur est réservé pour eux et leurs enfants.
Source : Gallica

Ernest Cambier Le péril de la France et des pays à étalon d'or… (1897)

La France peut passer outre, au besoin elle pourrait dénoncer la convention comme c'est son droit ; une fois que la France aurait abdiqué, entre les mains des grandes nations étrangères, son droit de souveraineté pour la monnaie, pourrait-elle quand elle s'apercevrait qu'elle a été dupée, tenter de faire ce que la Belgique a fait? Nous nous exposerions à des complications terribles qu'il est bien plus sage d'éviter, en conservant notre indépendance que nous entendons garder en vertu de notre droit.
Source : Gallica

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