Résumé

Vie de messire Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné… (1823)

OBLIGÉ de quitter la France de suite, pour se soustraire aux insultes, aux violences, à la mort même, M. de Juigné sait se résigner à cette divine Providence qui ne l'a pas abandonné depuis le berceau.
Si, d'après saint Matthieu, il pleure, ce n'est pas sur la fortune , sur les dignités; il ne les a jamais ambitionnées. S'il pleure, c'est sur ses ouailles, c'est sur ses pauvres qu'il est forcé d'abandonner ; c'est sur ce peuple aveugle, qui ne cesse d'être l'objet de toute sa sollicitude paternelle, de sa charité sans bornes, de ses tendres affections.
Source : Gallica

Vie de messire Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné… (1823)

Le Secrétaire de la Société d'agriculture, commerce, sciences, arts et belles-lettres du département de la Marne;
A M. l'Abbé LAMBERT, Vicaire- Général.
MONSIEUR,
C'est avec un vif intérêt que la société d'agriculture de la Marne a reçu l'hommage que vous lui avez fait de la Vie de M. de Juigné, prélat qui a laissé à Châlons, et surtout dans le sein de l'ancienne Académie de cette ville, un long et touchant souvenir. Il vous appartenoit à vous, Monsieur, plus qu'à tout autre, de retracer les faits principaux d'une vie toute entière employée au bien public et à l'édification des hommes.
Source : Gallica

Vie de messire Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné… (1823)

M. de Juigné connoissoit les égards, lés procédés. Il avoit aussi cet esprit de justice et d'humilité qui portent un prélat à s'acquitter de tout ce qu'il doit à la mémoire de son prédécesseur.
Tout
Tout en parlant de lui-même avec la plus grande modestie, il fit l'éloge mérite de M. de Choiseul ; il continua ses aumônes, et les pauvres n'eurent plus à regretter le père qu'ils avoient perdu.
A son arrivée dans son diocèse, M. de Juigné y trouva des difficultés occasionnées par l'ascendant que le jansénisme avoit pris sous ses prédécesseurs.
Source : Gallica

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