Vie de messire Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné… (1823)
“ OBLIGÉ de quitter la France de suite, pour se soustraire aux insultes, aux violences, à la mort même, M. de Juigné sait se résigner à cette divine Providence qui ne l'a pas abandonné depuis le berceau. Si, d'après saint Matthieu, il pleure, ce n'est pas sur la fortune , sur les dignités; il ne les a jamais ambitionnées. S'il pleure, c'est sur ses ouailles, c'est sur ses pauvres qu'il est forcé d'abandonner ; c'est sur ce peuple aveugle, qui ne cesse d'être l'objet de toute sa sollicitude paternelle, de sa charité sans bornes, de ses tendres affections. ”
