Résumé

Édouard Stevens Les Masques de Paris. Esquisses satiriques par Edouard Stevens… (1858)

Arrière donc, providence menteuse de l'art et de la littérature!
aujourd'hui la révolution littéraire commence au profit de tous les penseurs; jusqu'à ce jour, ils se sont escrimés contre des fantômes , car la réalité, la terrible réalité, qui les tue, c'est vous, dame Réclame, c'est vous, personnification impudique du mensonge et de la vénalité ; c'est vous, despote cruelle, qui
n'avez de forces, de pouvoir, de prestige que grâce aux intelligences d'une génération vieillie et qui vous a pétrie de son limon !
Source : Gallica

Édouard Stevens Les Masques de Paris. Esquisses satiriques par Edouard Stevens… (1858)

Est-ce aussi de la littérature ce genre de roman à la prose abracacabrante, fastidieuse, somnifère, dont chaque incident est prévu à l'avance, dont chaque surprise ne surprend plus personne, malgré le dédale incommensurable de ses tiroirs et de ses ficelles? Nous avons aussi le roman de mœurs, genre bâtard, entre le roman pâte ferme à feuilletons et le roman beurre frais, à vingt sous! Est-ce encore de la littérature que ces histoires hétérogènes où la caricature et la charge
s'allient à la prétention du genre analytique
Source : Gallica

Édouard Stevens Les Masques de Paris. Esquisses satiriques par Edouard Stevens… (1858)

LA NYMPHE.
Mais la vérité est foulée aux pieds, dédaignée, méprisée en tout endroit où elle se présente !
CANDIDE,
Sans doute, la vérité est honnie du sein de la société ; le monde ne se dérange que pour faire place au mensonge; on le salue, on lui presse les mains, on l'accueille avec plaisir, on lui sourit, on l'aime, ce brave mensonge, avec sonmasque d'hypocrisie à la face.
Source : Gallica

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