Résumé

Émile Magne Paris sous l'échevinage au XVIIe siècle (1960)

Au-devant de lui, débordant de la place Dauphine, grouillaient des masses armées.
Le carrosse du chancelier tenta de gagner sur la gauche, le quai des Orfèvres où s'ouvrait la poterne du Palais. Une bordée d'injures l'accueillit. La foule se referma sur lui. De grands pendards brandirent des pistolets aux portières, hurlant :
— Rends-nous Broussel si tu ne veux mourir !
Le cocher tourna bride et enleva ses chevaux. La voiture traversa la presse, regagna le Pont-Neuf, traînant à sa suite une bande féroce laquelle criait à gueule distendue :
— Voilà le chancelier, prenons-le !
Source : Gallica

Émile Magne Paris sous l'échevinage au XVIIe siècle (1960)

La duchesse de Navailles, première dame d'honneur et la comtesse de Béthune, dame d'atour, se tinrent derrière le
fauteuil de la Reine, tandis qu'à sa gauche se pressaient les princesses du sang, Montpensier, Orléans, Valois, Condé, Longueville. Bientôt le Trône déborda d'une telle affluence de grands seigneurs et de femmes « titrées » qu'il n'en put contenir davantage et que beaucoup durent, pour demeurer sous le regard du Roi, garnir d'une double haie resplendissante de brocart d'or, de broderies et de plumails, les degrés du petit bâtiment.
Source : Gallica

Émile Magne Paris sous l'échevinage au XVIIe siècle (1960)

Sur tous les échafauds avoisinants, les spectateurs se dressèrent, remués d'une vive émotion ; ils allaient enfin retrouver leur Roi que, depuis quinze mois, ils n'avaient plus rencontré dans les rues de leur Ville, circulant, à son accoutumée, à cheval ou en carrosse, au milieu de ses cavaliers d'escorte. Ils se penchaient dangereusement sur les accoudoirs de leurs frêles abris, risquant de choir à terre pour le mieux contempler grandi par sa gloire de pacificateur et menant, à son côté, la plus noble princesse qu'ils pussent souhaiter pour leur Reine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature