Résumé

Edmond Neukomm Fêtes et spectacles du vieux Paris (1886)

Douze cents bourgeois de la ville formaient la haie, à cheval, vêtus d'un parement de gonne de baudequin, — c'était un tissu fait de fil d'or et de soie. A la porte Saint-Denis, la reine et les dames de sa suite montèrent en litière, « après avoir aperçu un ciel tout estellé (tout étoilé) et en dedans de jeunes enfans,
appareillés et mis en ordonnance d'anges, qui chantoient moult mélodieusement et doucement. »
Alors le cortège s'avança, fendant la foule qui encombrait la rue Saint-Denis, toute couverte d'un drap de fin azur semé de fleurs de lis d'or.
Source : Gallica

Edmond Neukomm Fêtes et spectacles du vieux Paris (1886)

A la naissance du Dauphin, nouveau feu d'artifice, sur la place de Grève. Il présenta cette particularité que « les fusées, par un effet des plus industrieux aussi bien que des plus agréables, semèrent, en or, les airs de petits dauphins, parmi un nombre infini d'étoiles et autres artifices qui, par leur lumière et leur tintamarre, éclairoyent et chantoyent leur triomphe en faisant part au ciel des réjouissances de la terre. » Mais, pour avoir une véritable idée d'un spectacle pyrotechnique dans toute sa magnificence, c'est au règne suivant qu'il faut se reporter.
Source : Gallica

Edmond Neukomm Fêtes et spectacles du vieux Paris (1886)

Chacun a sa place marquée, dont il ne se dérange que pour courir en lice ou former les figures. La course des têtes remplit la première journée; Puis c'est
le tour de la javeline et de la bague. Trois jours durant, tout cet or, et tous ces diamants, et tous ces rubis étincellent, se croisent, s'enchevêtrent, au bruit des fanfares et de la mousqueterie. Ce sont des cris d'admiration, sans fin. Jamais on n'a vu tel spectacle.
Et Jacques Bonhomme est conlent aussi. Car on ne l'a pas oublié. Le second jour, le cortège s'est formé devant l'Arsenal
Source : Gallica

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