Étienne Clément

Résumé

Étienne Clément Lyon : ethnographie, démographie… (1889)

Les dominantes elimatériques de Lyon, celles qui accroissent la mortalité générale, sont bien celles qu'on observe en hiver et au commencement du printemps, c'est-à-dire le froid, l'humidité de l'air, du sol et des maisons, l'absence de soleil et de lumière. On est donc autorisé à admettre que les quartiers de la ville qui, par leur topographie et leur exposition, subissent plus que les autres ces conditions météorologiques fâcheuses, doivent, toutes choses égales d'ailleurs, payer un tribut plus lourd à la maladie et à la mort.
Source : Gallica

Étienne Clément Lyon : ethnographie, démographie… (1889)

Dans un sol inerte qui ne porte ni végétaux ni animaux, comme le sable des déserts, l'air souterrain a exactement la composition en oxygène, en azote et en acide carbonique de l'air ambiant. Mais dans les lieux habités il subit des modifications d'autant plus profondes qu'il est plus riche en matières organiques. Nous savons déjà que les gaz telluriques se diffusent dans l'atmosphère selon les lois du mouvement et des échanges gazeux, qu'ils modifient ainsi la composition des couches atmosphériques voisines du sol et même qu'ils pénètrent dans nos habitations.
Source : Gallica

Étienne Clément Lyon : ethnographie, démographie… (1889)

Il en est tout autrement du sol dont la nature et les propriétés, variant à l'infini, modifient de mille manières les conditions biologiques des êtres qu'il supporte. Sans parler de son action sur le développement physique de la race qui dépend de sa fécondité, de la qualité des eaux, de sa végétation, le sol agit puissamment sur notre milieu par son degré d'humidité, par ses matières organiques et par les émanations qu'il dégage.
Source : Gallica

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