Claude de Harlay

Définition et enjeux

Claude-Xavier Girault,  Manuel de l'étranger à Dijon

“ En 1683, l’intendance de Bourgogne passa à l’un des descendans de cette illustre famille, Nicolas-Auguste de Harlay, fils de Christophe-Auguste de Harlay et de Françoise-Charlotte de Thou, mort en 1704. Cet intendant étoit petit-fils de ce fameux Achilles de Harlay, premier président du parlement de Paris au temps de la ligue, qui répondit avec fierté au duc de Guise : c’est grand pitié que le valet mette le maître hors de la maison ; au reste mon âme est à Dieu, mon cœur est au roi, et quant à mon corps, je l’abandonne, s’il le faut, aux méchans qui désolent ce royaume. ”
Source : Wikisource

Félix Lazare, Louis Lazare ,  Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments

“ Harlay naquit à Paris en 1536, fut conseiller au parlement à 22 ans, président à 36 ans, et premier président après la mort de Christophe de Thou, son beau-père.
Pendant les troubles de la Ligue, Achille de Harlay montra une fermeté, une grandeur d’âme qu’on ne saurait trop exalter. L’ambitieux duc de Guise avait ameuté les Parisiens contre Henri III. Pour se soustraire à la fureur de ses ennemis, le roi fut contraint de quitter sa capitale. Henri de Valois et le duc de Guise avaient été au-dessous de leur position, l’un avait failli de cœur, l’autre de crime.
”
Source : Wikisource

André Grellet-Dumazeau,  L'affaire du bonnet et les Mémoires de Saint-Simon

“ Harlay est «le cynique» par excellence, «insolent et entreprenant par audace, bas et rampant,—comme on l'a déjà dit,—devant ses besoins», doué de talents merveilleux qu'il réserve au service «du crime». Cruel mari, père barbare, père tyran, ami uniquement de soi-même, c'est une façon de monstre «sans honneur effectif, sans mœurs dans le secret, sans probité qu'extérieure, sans humanité même, en un mot un hypocrite, sans foi, sans loi, sans Dieu, sans âme [129] .»... ”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature