Étienne-Jean Delécluze,
Romans, contes et nouvelles
“ Si la princesse eût été un homme, dona Olimpia l’aurait méprisé tout simplement. Mais la nièce d’Innocent était femme, jeune, belle, séduisante et pleine de ressources dans la conversation ; aussi habituellement dona Olimpia ne pouvait-elle dissimuler la jalousie féminine que ces avantages lui inspiraient. Plus d’une fois même, oubliant les égards qu’elle devait à la femme de son fils, dona Olimpia, en parlant de dom Camille et de la princesse de Rossano, se laissa aller à répandre des calomnies que leur invraisemblance rendit cependant toujours vaines. ”
