Ibn Battuta

Définition et enjeux

Portrait de Ibn Battûta Ibn Battûta Voyages

Un reproche que l’on est en droit d’adresser à Ibn Batoutah, c’est d’avoir raconté à peu près au hasard, et sans suivre la succession chronologique des événements, les révoltes et les calamités auxquelles l’Inde fut en proie sous le règne de Mohammed. Ce manque d’ordre est d’autant plus regrettable, que nulle part on ne trouve de date qui vienne aider le lecteur à se reconnaître au milieu de ce récit, d’ailleurs si curieux.
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L’usage dans l’Inde est que personne ne fasse flotter de drapeau ni battre de tambour, si ce n’est celui auquel le roi en a accordé le privilège, et, en tout cas, cela n’a lieu qu’en voyage ; mais, quand on séjourne quelque part, on ne frappe le tambour qu’à la porte du roi seul. Cela est en opposition avec ce qui se pratique en Égypte, en Syrie, et dans l’Irak ; car dans ces contrées, on bat les tambours à la porte des émirs. Quand le roi de l’Inde eut reçu les nouvelles concernant le le chérîf, il désapprouva sa conduite, la blâma et en fut ému.
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Au moment où Ibrâhîm se proposait de se révolter, il arriva qu’un des émîrs du Sind passa dans le pays avec des trésors qu’il transportait à Dihly. Ibrâhîm lui dit : « La route est dangereuse, car elle est infestée par les brigands ; reste ici jusqu’à ce qu’elle soit praticable, et je te ferai parvenir en lieu de sûreté. » Son but était de bien s’assurer de la mort du souverain, et de disposer ensuite des sommes dont cet émîr était porteur. Quand il eut connu que le sultan vivait, il laissa partir ledit émir, dont le nom était Dhiyâ almolc, fils de Chams almolc.
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