Macandal

Définition et enjeux

Portrait de Xavier Eyma Xavier Eyma Aventuriers et corsaires, par Xavier Eyma (1861)

Ne craignez donc rien, mademoiselle, reprit Macandal. Lucinde vous est dévouée autant que moi, et si elle vous trahissait, je l'écraserais comme une couleuvre.
Antillia fixa de nouveau son regard sur le chemin où devait revenir Henri. Macandal, retiré à quelques pas en arrière, dominé par un reste de crainte que la condition de la jeune créole lui imposait, la contemplait avec une ardeur toute naïve, le coeur troublé, la tête en feu. Sa respiration était courte et saccadée, comme celle d'un homme en proie à une vive passion que la timidité ou le respect comprime.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Eyma Xavier Eyma Aventuriers et corsaires, par Xavier Eyma (1861)

Macandal éprouva un sentiment d'horreur à cette vue ; le nègre trembla sur ses jarrets et s'affaissa, le coeur défaillant et les membres glacés.
A ce moment, Fabulé fit un mouvement qui indiquait son réveil. Les deux complices reprirent leur sang-froid en présence du danger. Macandal se jeta comme une bête fauve sur la poitrine de Fabulé, et s'y cramponna de tout le poids de son corps.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Eyma Xavier Eyma Aventuriers et corsaires, par Xavier Eyma (1861)

Un mois après, Macandal comptait déjà cinquante soldats dans son bataillon de bandits, moitié Caraïbes, moitié nègres. Aucune de ses prévisions n'avait été trompée au sujet de la tentation que le repaire de la montagne Pelée pouvait exciter chez les nègres.
Macandal connaissait d'ailleurs les entraînements naturels des esclaves. Il savait que le marronnage était le rêve de tous, et s'il ne l'avait pas plus tôt mis en pratique lui-même, avec les dispositions d'esprit où il était alors, c'était par insouciance, et parce que l'occasion, ou mieux parce que le prétexte lui avait manqué.
Source : Gallica

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