Xavier Eyma,
Aventuriers et corsaires, par Xavier Eyma
(1861)
“ Ne craignez donc rien, mademoiselle, reprit Macandal. Lucinde vous est dévouée autant que moi, et si elle vous trahissait, je l'écraserais comme une couleuvre. Antillia fixa de nouveau son regard sur le chemin où devait revenir Henri. Macandal, retiré à quelques pas en arrière, dominé par un reste de crainte que la condition de la jeune créole lui imposait, la contemplait avec une ardeur toute naïve, le coeur troublé, la tête en feu. Sa respiration était courte et saccadée, comme celle d'un homme en proie à une vive passion que la timidité ou le respect comprime. ”
