Vicente Blasco Ibáñez

Définition et enjeux

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les morts commandent

Il fallait penser aussi à la colère des rivaux, à la jalousie qui allait s’allumer chez ces atlóts que la surprise avait paralysés, l’autre soir, quand, au milieu de la tempête, il était entré pour s’asseoir à côté de Margalida. Certainement, ils étaient, maintenant, revenus de leur stupeur; ils parlaient de don Jaime et se concertaient pour lutter contre l’étranger. Les Ivicins ont une forte tête; il faut les prendre comme ils sont. Ils se battent, s’entre-tuent sans mêler à leurs différends les gens du dehors, parce qu’ils les savent étrangers à leur vie, indifférents à leurs passions.
Source : Gutenberg

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Machinalement, par habitude, elle étendit ses mains au-dessus d’un monumental brasero d’argent, quoiqu’il fût vide; puis de ses yeux gris au regard perçant qui imposait le respect, elle considéra Jaime fixement. Ce regard impérieux s’humanisa peu à peu jusqu’à trembler en se mouillant d’émotion. Plus de dix années s’étaient écoulées depuis que doña Juana n’avait vu son neveu.
—Tu es un Febrer pur sang, dit-elle; tu ressembles à ton grand-père... Ah! tu as bien le type de ta famille!
Source : Gutenberg

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Pepét étendit une serviette sur un côté de la table et y déposa deux assiettes couvertes, plus une bouteille de vin de treille qui avait la couleur et la transparence du rubis.
Puis il s’assit sur le sol, prenant ses genoux entre ses bras et demeura immobile. La nacre lumineuse de ses dents brillait dans le sourire de son visage brun. Ses yeux malins se fixaient sur Jaime avec une expression de chien fidèle et gai.
—Comment, tu n’es donc pas à Iviça pour être curé? demanda celui-ci tout en commençant son repas.
Source : Gutenberg

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