A.-L. Du Preÿ, Les femmes de 1870 (1874)
“ Le coeur des femmes de Paris a un impérieux besoin de mouvement et de distraction. Durant les deux siéges, les unes le satisfirent en participant aux oeuvres charitables ; elles trouveront leur place plus loin ; car travailler, c'est prier. Le désoeuvrement fut fatal aux autres. L'ennui, qui bourdonnait autour des meubles, les chassait de leur demeure sur l'asphalte, où leur tête ne se calmait que par l'agitation des pieds. Alors, malgré les douleurs de la patrie, leur visage s'éclairait ; un rire ébauché l'animait... Oh ! ce n'était plus le rire ; mais sa fraction : un sous-rire. ”
