Alexandre Estignard

Élements biographiques

Alexandre Estignard,  La République et la guerre à Besançon (1872)

“ Le gouvernement continue à ne point se montrer fort énergique. Si l'ordre et la légalité sont rétablis à Marseille, l'arbitraire règne à Lyon, à Saint-Etienne, à Toulouse et dans d'autres villes.
Pour donner à la république de longues destinées, il faut écarter les exaltés et ceux qui ne veulent pas se soumettre à la loi ; c'est à cette condition qu'elle pourra vivre et se développer. Ce qui a maintenu quelque temps la république de 1848, c'est que les citoyens de tous les partis s'étaient mis à l'oeuvre pour en régler les actes, c'est qu'elle s'est conformée aux principes d'une sage liberté.
”
Source : Gallica

Alexandre Estignard,  La République et la guerre à Besançon (1872)

“ Quelques républicains parlent de liquidation sociale, mot nouveau qui signifie sans doute le partage des biens, la guerre au capital, à la propriété.
Ces gens-là finiront par tuer la république. Cependant, si la république défendait la propriété, la famille, la liberté de conscience ; si elle garantissait ces grands biens contre le parti communiste et jacobin ; si, en un mot, elle était un gouvernement d'ordre et de liberté, elle pourrait durer. Sans doute, un tel régime ne donnerait aux socialistes et aux révolutionnaires ni la richesse, ni les jouissances, ni le pouvoir qu'ils ambitionnent.
”
Source : Gallica

Alexandre Estignard,  La République et la guerre à Besançon (1872)

“ En partant pour Belfort, Bourbaki n'était pas animé de cette confiance qui soutient le moral du chef comme celui du soldat lui-même. Il ne connaissait pas la plupart de ses chefs de corps, et ne pouvait obtenir d'une armée improvisée, sans cohésion, les efforts qu'il fallait lui demander. Les accusations de trahison, reproduites si souvent contre des généraux malheureux, le préoccupaient aussi. Il y a des responsabilités qui troublent l'homme le plus brave. Peut-être ces sentiments entrèrent-ils pour une large part dans les modifications fâcheuses que subit le plan d'attaque. ”
Source : Gallica

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