Antoine Saintmarc

Antoine Saintmarc,  Bordeaux sous la Fronde, 1650-1653… (1859)

“ « A M. LE PRINCE DE CONTI, à Bordeaux.
» Vous croyez bien que c'est avec un extrême déplaisir que j'ai appris les derniers emportements des bourgeois de Bordeaux, les uns contre les autres, et que c'est une des choses du monde qui me donne le plus d'inquiétude. Il faut promptement y pourvoir de façon ou d'autre; et si par négociation et par adresse, ou autrement, on ne
peut obliger l'Ormée à se contenir, il vaut mieux se mettre de son côté que de la voir chasser de Bordeaux.
”
Source : Gallica

Antoine Saintmarc,  Bordeaux sous la Fronde, 1650-1653… (1859)

“ L'emportement était tel, qu'un cavalier de Larochefoucauld, qui cria, en retournant : Vivent le roi et M. d'Épernon! fut sur le champ égorgé et traîné par toutes les rues, après qu'on lui eut coupé le nez, les oreilles et qu'on l'eut honteusement mutilé ; tant il est dangereux de parler ou d'agir à contre temps contre les inclinations d'une populace mutinée. ”
Source : Gallica

Antoine Saintmarc,  Bordeaux sous la Fronde, 1650-1653… (1859)

“ La gloire de donner sûreté et protection à une Princesse et à un Prince du sang, l'engagea dans celle-ci ; la crainte de la violence du peuple le fit aller plus avant qu'il ne pensait, et l'appréhension de se voir exposé à la vengeance du Roi, le porta à soutenir un siège contre ses armes et en sa présence, comme je dirai en son lieu. ”
Source : Gallica

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