Antoine Vée Considérations sur le décroissement graduel du paupérisme à Paris depuis le commencement du siècle… (1862)

Quand on visite fréquemment, comme nous le faisons, ces quartiers pauvres et si populeux, ces immenses ruches ouvrières qui forment la ceinture du Paris riche et élégant, on découvre à chaque pas quelqu'un de ces actes de charité accomplis et racontés avec une simplicité qui charme, qui émeut, mais qui rassure, en montrant combien ils sont habituels à ceux qui en sont les auteurs ou les témoins immédiats.
Source : Gallica

Antoine Vée Considérations sur le décroissement graduel du paupérisme à Paris depuis le commencement du siècle… (1862)

On voit ces enfants, les jeunes filles surtout, dont les manières et le langage se sont modifiés par l'éducation, principalement dans les classes tenues par les Sœurs de charité, exercer l'influence la plus heureuse dans l'intérêt de la famille, et inspirer souvent à des pères dépraves une véritable honte de montrer devant elles de mauvaises habitudes et de se faire voir en état d'ivresse. Aucune propagande religieuse ou morale n'est plus touchante et plus efficace que celle qui s'opère ainsi peu à peu par l'exemple des enfants aux parents.
Source : Gallica

Antoine Vée Considérations sur le décroissement graduel du paupérisme à Paris depuis le commencement du siècle… (1862)

Ainsi s'étendait peu à peu à Paris l'éducation populaire; avec plus de liberté et plus d'aisance, les masses contractaient des idées plus généreuses et plus élevées sur toutes choses, et, comme conséquence, arrivaient à une douceur et à une élégance relative dans les habitudes de la vie, qui, si elles ne constituent pas toute la moralité désirable, en sont cependant une partie essentielle et peuvent y conduire sous l'influence des mêmes causes.
Source : Gallica

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