Bernard Masson, Évasion et enlèvement de prisonniers français de l'île de Cabrera (1839)
“ Dans ces désolantes réflexions, sans aucun projet arrêté , je nageais machinalement comme par instinct, quand tout-à-coup me trouvant à vingt pas de terre, j'entends mes camarades causant à voix basse sur le rocher. Aussi, dans le délire de ma joie et sans faire attention qu'on pouvait m'entendre de la frégate, je leur criai de toutes mes forces : Tirez donc, malheureux que vous êtes! il y a plus d'une heure que la corde est attachée, Ce fut de bon cœur que les camarades réparèrent le temps perdu en tirant du mieux qu'il leur fut possible. ”
