Berthem-Bontoux

Élements biographiques

Berthem-Bontoux Saint Pierre Fourier (1949)

S'étonnera-t-on, dès lors, de l'amour et de la vénération des fidèles de Mattaincourt pour leur pasteur? Quant à lui, pour mesurer sa tendresse et son dévouement pour ses ouailles, il suffit de citer ses paroles :
« Vous ne pourrez jamais savoir, écrivait-il, comme un curé aime ses paroissiens, si vous ne l'êtes vous-même. Toutes les comparaisons qu'on allègue d'une mère envers son enfant, d'une poule pour ses petits, ne l'expriment pas assez, et tous les livres qui en parlent n'en disent pas la moitié ; il faut l'expérience pour comprendra cette vérité. »
Source : Gallica

Berthem-Bontoux Saint Pierre Fourier (1949)

Son action de grâces terminée, Pierre Fourier s'approche du jeune malade qui, inspiré d'en haut, effleure de ses doigts la tunique du Bienheureux, et se lève, guéri soudain, aux yeux extasiés de son entourage.
Guéri aussi le bon Frère lai, Blaise Magnier, si dévoué aux religieux du monastère de Saint-Rémy, où Pierre Fourier, à son retour de voyage, le trouve gisant sous un violent accès de fièvre :
— Ce n'est pas le temps d'être malade, levez-vous ! lui commande-t-il rondement.
Source : Gallica

Berthem-Bontoux Saint Pierre Fourier (1949)

Seulement, sa crainte — d'ailleurs bien fondée — était qu'on ne lui imposât cette charge qui répugnait si profondément à son humilité ; il usa d'un pieux artifice. Le moment venu pour les Chanoines de Saint-Rémy de faire profession, le P. Fourier parut s'y préparer, comme ses disciples, par une fervente retraite, pendant laquelle il voulut expressément faire une confession générale de sa vie qui dura cinq jours, tant il fouillait scrupuleusement sa conscience pour y trouver les fautes les plus légères, qu'il accusait ensuite en versant un torrent de larmes de componction.
Source : Gallica

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