Jean-François Barton de Montbas

Élements biographiques

Jean-François Barton de Montbas Au service du roi : mémoires inédits d'un officier de Louis XIV (1926)

Je lui dis : « Je ferai ce que vous me dites désirer de moi, pourvu aussi que vous m'accordiez une grâce : vous savez, monsieur, que si vous avez eu du chagrin contre Canferant, Verdelin et Noguez, c'était à cause de moi que vous prétendiez qu'ils vous avaient déplu; il ne reste plus que Noguez, et s'il vous restait quelque chagrin contre lui, je ne pourrais pas rester au régiment, parce que si j'y reste, ce sera comme un de vos amis, et je ne pourrais demeurer dans ces limites, s'il vous restait quelque mal de cœur contre un homme qui ne se serait mal mis avec vous qu'à cause de moi. »
Source : Gallica

Jean-François Barton de Montbas Au service du roi : mémoires inédits d'un officier de Louis XIV (1926)

Montbas voulut rester fidèle aux enseignements paternels : « Servir le Roi... à qui tout appartient : ta vie et tes biens. » C'est à la pointe de son épée qu'il conquit ses grades, et non, comme il en voyait avec amertume tant d'exemples autour de lui, dans les antichambres de Versailles. Il risqua vingt fois sa vie, des champs de bataille de Flandre à ceux du Roussillon, de Casai à Luxembourg, sans oublier cette meurtrière et inutile expédition de Sicile, d'où il ramena les restes de son régiment décimé par les combats, la maladie, la désorganisation de l'intendance.
Source : Gallica

Jean-François Barton de Montbas Au service du roi : mémoires inédits d'un officier de Louis XIV (1926)

Eh! monsieur, lui dis-je, j'aurai plus de vingt pistoles de reste? « Eh bien! c'est pour toi », me dit-il.
Nous abordâmes donc Rouen. Une femme qui ne se sentait pas de joie, c'était ma chère mère; elle aimait son mari plus que jamais femme n'a aimé le sien. Je peux dire qu'après son mari, j'étais ce qu'elle aimait le mieux au monde, et je les aimais si fort tous
deux que s'il m'avait fallu donner ma tête sur un échafaud pour conserver la vie de l'un ou de l'autre, je serais mort avec une joie que l'on ne peut exprimer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature