Joseph Pétréaux

Élements biographiques

Joseph Pétréaux Chansons d'un solitaire. Deuxième volume (1899)

Qu'en l'écoutant on ait cette assurance Que ta parole est article de foi ; Tiens-toi debout, l'air inspiré, superbe, Comme quelqu'un dont on ne peut douter ; Ta loyauté doit passer en proverbe : C'est le moyen de te faire écouter.
Ce qu'il faudra déployer de souplesse,
Je le prévois, m'en étant mal tiré ;
Toi, pur encore et fort de ta jeunesse,
Tu cueilleras ce que j'ai désiré.
Que ton vrai but pour tous soit un mystère.
Des mots ronflants, et tu vas contenter
Les gens auxquels tu devras toujours plaire:
C'est le moyen de te faire écouter.
Source : Gallica

Joseph Pétréaux Chansons d'un solitaire. Deuxième volume (1899)

Vraiment, je suis frappé Quand je vois comme il s'est trompé.
Mais quand l'estomac, dévoyé, Ne veut plus rien que bien broyé, C'est là que nos dents se déchaussent, Que compagnie elles nous faussent :
Vraiment, je suis frappé Quand je vois comme il s'est trompé.
J'avais des jambes pour aller, J'avais la langue pour parler, Et tout à la fois se retire; Je reste et ne sais plus que dire :
Vraiment, je suis frappé Quand je vois comme il s'est trompé.
Mon Dieu ! ce que nous demandons, C'est que tu réserves tes dons Pour quand sur nous fond la vieillesse, Puisqu'on a tout dans la jeunesse
Source : Gallica

Joseph Pétréaux Chansons d'un solitaire. Deuxième volume (1899)

Quatre-vingt-dix pour cent des gens, en France, Vivent ainsi parfaitement heureux. Les gens de bien travaillent en silence, C'est pour cela qu'on ne parle pas d'eux.
Les gens de bien n'accusent point sans cesse Comme d'aucuns que l'envie enflamma ; Ils n'ont pas mis de ministre en détresse, Ni rien reçu des fonds du Panama. N'attendant rien des campagnes de presse, Ils ne rendront jamais leurs noms fameux. Les gens de bien n'accusent point sans cesse, C'est pour cela qu'on ne parle pas d'eux.
Source : Gallica

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