Jules-Antoine Moilin

Élements biographiques

Jules-Antoine Moilin Paris en l’an 2000

Rien n’est magnifique comme la perspective de ces chemins de fer aériens, longs de plusieurs kilomètres, et qui, portés par leurs innombrables arceaux, dessinent une ligne droite interminable et se perdent à l’horizon. C’est surtout du haut du Palais international que le spectacle est grandiose. Les vingt viaducs arrivant pour ainsi dire de tous les pays de l’univers et portant sur leurs rails les voyageurs des Deux-Mondes, viennent aboutir à vos pieds, et donnent ainsi l’image la plus saisissante de la fraternité universelle des Peuples et de l’unité du genre humain.
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Jules-Antoine Moilin Paris en l’an 2000

À l’intérieur, le Temple socialiste forme une nef unique au monde, d’une étendue et d’une élévation incroyables, et que soutient sur les côtés une double rangée de pilastres colossaux. Jamais celui qui n’a pas vu ce spectacle ne pourra se figurer l’effet puissant et grandiose de ces pilastres gigantesques qui s’élancent d’un seul jet de la terre jusqu’à la coupole et qui, par un effet savant de perspective, semblent encore plus hauts qu’ils ne le sont réellement.
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Jules-Antoine Moilin Paris en l’an 2000

Chez les Socialistes de l’an 2000 il n’y a pas de domestiques. Personne, si haut placé qu’il soit, n’a le droit de prendre un citoyen en location, de l’attacher à son service, de lui donner des ordres et d’être son maître. Considérant la domesticité comme un dernier vestige de l’esclavage et comme une grave atteinte à l’Égalité, le Gouvernement l’a abolie expressément par un décret mémorable dès les premiers jours de son avènement.
Cependant, il ne faudrait pas croire que les citoyens de la République sociale s’acquittent eux-mêmes des soins du ménage.
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