Jules Coumoul

Élements biographiques

Jules Coumoul De la République en France : sa raison d'être historique… (1890)

Le ministère doit être l'expression fidèle, non de la volonté royale, mais du sentiment des représentants du pays. Or si, dans le parlement, la majorité est flottante, si elle ne sait s'accommoder longtemps avec les ministères issus de ses votes, dépendra-t-il de vous de créer la stabilité ? Vous ne le pourriez qu'en usurpant sur un domaine qui n'est pas le vôtre, c'est-à-dire en inaugurant le pouvoir personnel, le despotisme, pensée dont vous ne voulez point qu'on vous soupçonne.. La stabilité ministérielle doit dépendre de l'homogénéité des parlements et non du chef du pouvoir exécutif.
Source : Gallica

Jules Coumoul De la République en France : sa raison d'être historique… (1890)

LES MONARCHIES, DITES MODERNES, MANQUENT DE BASE SCIENTIFIQUE ET LOGIQUE.
Sans doute, nous répondent les monarchistes d'une nouvelle école, pas plus que vous nous ne croyons au droit divin; comme vous, nous sommes fils de la Révolution et, peut-être plus que vous, fils du XVIIIe siècle. Nous reconnaissons que toute autorité doit avoir sa source dans la nation, et sa justification dans son intérêt bien entendu ; mais c'est au nom de cet intérêt bien entendu, que nous prétendons lui imposer un monarque. Dans cette forme seule est la stabilité, la fixité du gouvernement.
Source : Gallica

Jules Coumoul De la République en France : sa raison d'être historique… (1890)

Le devoir électoral est un des premiers qui s'imposent à la conscience du citoyen. Il doit se dire que l'enjeu de l'élection est la patrie elle-même, son bonheur, peut-être son salut.
Mais l'obligation morale n'apparaît pas toujours avec la clarté suffisante, il ne s'impose pas avec la force nécessaire, si elle n'est inscrite dans la loi positive et n'y trouve une sanction. Le vote doit donc être obligatoire, et comme il constitue un acte des plus importants, qu'il intéresse à un haut degré l'intérêt général, l'abstention doit être sévèrement réprimée par la loi pénale.
Source : Gallica

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