Louis Batterel

Élements biographiques

Louis Batterel,  Mémoires domestiques pour servir à l'histoire de l'Oratoire… (1902-1911)

“ On ne remarqua en lui ni agitation, ni inquiétude, hors quelques moments de son agonie, toujours un calme, une paix profonde, malgré l'ardeur de la fièvre ; presque toujours étendu tranquillement sur son lit, les mains jointes, les yeux élevés au ciel ou collés sur son crucifix. Quand il reçut le viatique, le P. de Rez, à la tête de sa maison, le pria de leur donner sa bénédiction ; il le fit et les conjura de maintenir l'union avec soin, et de s'abandonner avec joie à la conduit du chef aussi éclairé et aussi plein de l'esprit de Dieu que l'était M. de Bérulle. ”
Source : Gallica

Louis Batterel,  Mémoires domestiques pour servir à l'histoire de l'Oratoire… (1902-1911)

“ C'est grand dommage qu'on n'ait pas recueilli avec plus de soin les actions édifiantes de ce saint prêtre, ce serait sans contredit un des plus précieux morceaux de notre histoire. On en jugera par ce peu de traits qu'une tradition fidèle en a fait passer jusqu'à nous.
Le caractère propre de sa piété fut un amour tendre pour JÉSUS-CHRIST, qu'il avait puisé à l'école de notre Très Honoré Père. Ce divin Sauveur était tellement imprimé dans son esprit et dans son cœur qu'il l'avait présent en tous lieux. Il ne voyait que lui dans tous les objets qui se présentaient à ses yeux.
”
Source : Gallica

Louis Batterel,  Mémoires domestiques pour servir à l'histoire de l'Oratoire… (1902-1911)

“ Les médecins furent d'avis qu'il retournât à Bazas pour changer d'air. L'évêque le reçut dans son palais avec autant de charité que si c'eût été son propre père. Mais ses douleurs devinrent plus aiguës : au moindre effort qu'il faisait pour se tourner d'un côté sur l'autre, le cœur lui manquait, et il lui fallait une demiheure pour reprendre haleine. Sa toux finit par une enflure de tout le corps. Il ne trouvait de consolation qu'à jeter les yeux sur un crucifix, à l'embrasser, le baiser, et, la larme à l'œil, lui demander pardon de ses offenses en se frappant la poitrine. ”
Source : Gallica

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