Pierre Bezaguet

Élements biographiques

Pierre Bezaguet,  Le contrat d'affrètement coque nue… (1936)

“ Dans l'ancien Droit, les auteurs qui s'occupent des questions maritimes semblent fascinés par cette idée que le transport doit s'exécuter par le navire qui a été convenu, et ils considèrent que l'affrètement est plus un louage de choses qu'un louage d'industrie. Le plus curieux est qu'ils appliquent leur théorie, non pas au contrat portant sur la totalité du navire et qui est peu connu à leur époque, mais au contrat de transport à la tonne qui est fort loin du contrat de louage de choses, non seulement par le caractère des obligations du fréteur, mais encore par le mode de rémunération. ”
Source : Gallica

Pierre Bezaguet,  Le contrat d'affrètement coque nue… (1936)

“ En Droit maritime comme en Droit terrestre, la responsabilité repose sur la notion de faute et l'armateur-propriétaire, comme toute personne, doit réparer le préjudice qu'il a pu causer à raison de ses fautes contractuelles ou de ses fautes délictuelles. La victime d'un dommage obtiendra une indemnité à la condition d'établir la faute et le lien de causalité entre la faute et le dommage. Le Droit maritime et le Droit commun ne se séparent que lorsqu'il s'agit de déterminer le montant de l'indemnité qui peut être due. ”
Source : Gallica

Pierre Bezaguet,  Le contrat d'affrètement coque nue… (1936)

“ Faut-il décider que dans tous les cas, le propriétaire est responsable des actes d'un capitaine qui n'est pas son préposé et que son bâtiment est le gage des créanciers maritimes, ou bien n'est-il pas plus conforme aux principes généraux du Droit de décider que la responsabilité du propriétaire, telle qu'elle est réglée par le Code de Commerce, ne repose que sur une présomption, de sorte que les créanciers qui suivront la foi de l'armateur ne sauraient agir ni sur le navire ni contre le propriétaire ? ”
Source : Gallica

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