Sébastien Le Prestre de Vauban,
La Dîme royale
“ Pourquoy pousseroit-on la chose plus loin ? Et que voudroit-on faire d’un revenu qui pourroit monter à plus de cent quatre-vingt millions ? S’il est bien administré, il y en aura plus qu’il n’en faut pour subvenir à tous les besoins de l’etat, tels qu’ils puissent être ; s’il l’est mal, on aura beau se tourmenter, tirer tout ce que l’on pourra des peuples, et ruiner tous les fonds du royaume, on ne viendra jamais à bout de satisfaire l’avidité de ceux qui ont l’insolence de s’enrichir du sang de ses peuples. ”

