W Flaner

Élements biographiques

W Flaner Le Salon de 1857 : beaux-arts (1857)

Lorsqu'on veut agir sur l'intelligence seule, ce n'est pas aux arts qu'on a recours ; un style est indiqué, seul convenable, correct, concis, sacrifiant tout au mot propre : c'est le style qui convient aux sciences.
Lorsqu'on s'adresse à la fois à l'intelligence et à l'imagination, aux facultés affectives, la littérature sera toujours appelée à agir sur l'intelligence ; souvent elle suffira à faire naître les sensations affectives ; mais on peut, pour les varier ou en augmenter l'intensité, appeler à son aide la musique ou la peinture, quelquefois les deux.
Source : Gallica

W Flaner Le Salon de 1857 : beaux-arts (1857)

On l'a compromise en la faisant intervenir dans les choses de la littérature : nous espérons montrer que c'est dans les arts de la forme qu'elle a trouvé une raison d'être, et que seule elle répond à leurs exigences fondamentales.
En architecture, en sculpture, en peinture, le style nous paraît dépendre de l'usage heureux de certaines lignes, de quelques formes simples pour lesquelles l'œil a une prédilection marquée, tandis qu'il a de la répugnance pour tout ce qui vient rompre l'harmonie de ces formes, pour les trous, pour les saillies qui déforment la masse.
Source : Gallica

W Flaner Le Salon de 1857 : beaux-arts (1857)

Jamais un peintre habile n'aurait réuni dans une même toile l'Angélique et le cavalier de carton que vous savez ; mais aussi, jamais, à aucune époque, personne n'a fait une pareille figure de femme.
M. Gérôme est plus complet, a plus de goût, est plus peintre, mais il est moins sensuel. Sa peinture est harmonieuse; mais on n'y trouve pas, comme chez M. Ingres, de ces morceaux, impossibles pour tout autre, devant lesquels on pardonne tout à l'artiste qui aime beaucoup.
Source : Gallica

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