A. B., Madame Barbier. Souvenirs (1879)
“ Qu'on juge après cela quel doit être le déchirement de cœur et l'amertume du chagrin du mari de Madame Barbier, à qui Dieu a ravi cette ange. ! Épouse, elle s'était dévouée à son mari; elle était le second ange gardien de ses jours ; elle s'était attachée à ses pas, à sa vie, à son souffle. Ce n'était plus qu'une seule vie à deux. | Madame Barbier s'applaudissait de ne s'être pas mariée jeune, et disait : Que je plains ces pauvres jeunes filles, qu'on marie à seize ou dix-sept ans! A cet âge, on se forge un roman; on se crée un idéal de vertus imaginaires dans un mari. ”
