Résumé

A. B. Madame Barbier. Souvenirs (1879)

Qu'on juge après cela
quel doit être le déchirement de cœur et l'amertume du chagrin du mari de Madame Barbier, à qui Dieu a ravi cette ange. !
Épouse, elle s'était dévouée à son mari; elle était le second ange gardien de ses jours ; elle s'était attachée à ses pas, à sa vie, à son souffle. Ce n'était plus qu'une seule vie à deux. | Madame Barbier s'applaudissait de ne s'être pas mariée jeune, et disait : Que je plains ces pauvres jeunes filles, qu'on marie à seize ou dix-sept ans! A cet âge, on se forge un roman; on se crée un idéal de vertus imaginaires dans un mari.
Source : Gallica

A. B. Madame Barbier. Souvenirs (1879)

C'est qu'effectivement rien n'est beau comme l'exemple du devoir accompli. C'est bien simple pourtant: écouter au fond de son âme cette voix qui parle sans parole, et obéir; chercher le calme et la paix en ce monde, et obtenir, par surcroît, le bonheur dans l'éternité; oui, c'est bien simple, mais c'est sublime! Telle avait été la pratique constante de Madame Barbier. Tout
le monde savait l'apprécier, et le moindre blâme, de qui que ce soit, ne vint jamais effleurer ses intentions droites et pures.
Source : Gallica

A. B. Madame Barbier. Souvenirs (1879)

La vie de l'homme se transforme sous son influence, et son âme reprend possession d'elle-même sous la main "de cette balsamique bienfaitrice.
Oh ! quelle douce existence Madame Barbier fit ainsi à son mari ! Voir à deux ; sentir, penser, aimer, prier à deux, quelle félicité!
quelle béatitude ! quel doux rêve du ciel anticipé ! et c'était la réalité ! Jamais un nuage sur les pensées de Madame Barbier ; jamais un pli sur son front ; jamais la moindre amertume dans son cœur, ni sur ses lèvres. Heureuse de pouvoir aimer sans mesure, elle était ingénieuse dans les effluves
de son cœur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature