Résumé

Portrait de Adolphe Pictet Adolphe Pictet Une course à Chamounix : conte fantastique (1838)

Il est utile, en ce qu'il donne à l'art une base réelle, en ce qu'il empêche l'artiste de s'égarer dans les espaces indéfinis de l'idéal; il est vrai, quand il s'applique à la nature, considérée, non pas dans ses résultats, mais dans ses forces vivantes et productives.
George, qui avait écouté jusque-là silencieusement, en laissant monter de temps à
autre une bouffée floconneuse, éloigna de ses lèvres l'ambre poli, et dit d'un ton ferme et calme : — Subtilités que tout cela ! vous vous trompez, mes maîtres : l'art est une création.
— D'accord, dit le major, avec la restriction.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Pictet Adolphe Pictet Une course à Chamounix : conte fantastique (1838)

La mer reprit peu à peu son calme, le soleil brilla de nouveau d'un éclat pur, et les nobles harmonies de la lyre d'or s'étendirent librement dans l'espace infini.
En ce moment-là, le major eut la sensation d'un voile qui s'abaissait sur ce tableau, comme le rideau d'un théâtre. Il se frotta les yeux, et revit distinctement et la chambre d'auberge , et le sofa et ses compagnons de voyage.
— Eh bien! dit Franz, que vous semble de ce récit? Ne croirait-on pas avoir assisté à toute la scène, tant la description en était vive?
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Pictet Adolphe Pictet Une course à Chamounix : conte fantastique (1838)

Si vous m'appelez universel, je vous appellerai croque-note, je vous en préviens.
— Comment donc ! mais c'est là l'épithète.
— De l'ironie la plus sanglante, Franz; un brevet d'universalité n'est et ne peut être qu'un brevet d'universelle médiocrité : vivent les hommes spéciaux !
— Ne tombons pas d'un extrême dans l'autre, dit Arabella; les hommes spéciaux sont comme les puits artésiens, profonds, mais étroits.
— S'ils sont vraiment profonds, dit le major, la source vive en jaillit.
Source : Gallica

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