Albert Lemoine, Napoléon Ier et les Juifs (1900)
“ Mais cette organisation de la religion israélite qu'il poursuit et réalise, n'estelle pas plutôt fille de l'ambition personnelle et, comme toutes les institutions de cette époque, ne fait-elle pas partie du vaste plan de réaction et de restauration monarchique, si profondément conçu par Napoléon et exécuté par lui avec tant d'énergie ? L'Empereur, en somme, n'a qu'un culte, celui de sa propre puissance ; la religion n'est pour lui qu'un solide instrument de règne, une sorte de machine qui permet d'assouplir les esprits, de les diriger, de les dominer enfin et de se les attacher. ”
