Albert Maurin, La Grande Armée en 1812 (1859)
“ Pendant cette retraite pénible et glorieuse, l'attitude de Napoléon fut celle d'une grande âme aux prises avec l'adversité. Les souffrances de l'armee, le soin de son salut, la prévoyance des projets de l'ennemi occupent sa vaste pensée sans. troubler son esprit. A Dorogobourg, l'arrière-garde, sous les ordres du maréchal Ney, venait d'être attaquée en queue et en flanc par les russes commandés par Platoff. Le brave maréchal, avec cette rare intrépidité qui lui était familière repousse l'ennemi avec une poignée de braves pour protéger le gros de l'armée en retraite sur Smolenks. ”
