Albert de Broglie,
Une réforme administrative en Afrique
“ S’il s’est trompé, d’une terre ingrate il ne fera jamais, ni par force ni par argent, une terre fertile. La culture seule opère parfois, à la longue et péniblement, un tel prodige, et la culture n’est pas le fait d’un gouvernement, qui sera toujours, s’il a la malheureuse idée de s’en mêler, le moins actif, le moins intelligent et le plus dépensier des laboureurs. Un gouvernement ne peut pas davantage appeler le capital sur une terre où il ne lui convient pas de se rendre. Le capital est par essence une force indépendante dont aucun état ne peut disposer à son gré. ”
