Résumé

Alfred Vuillième La défense de Fréteval (13, 14 et 15 décembre 1870… (1903)

Les Français se trouvaient dans une position de front retranchés dans la gare et ses dépendances. Ils dirigèrent de ce point un feu épouvantable qui fit reculer les Prussiens. Dans la descente vers la ville des 5* et 6* compagnies, des blessés et des morts gisent à terre, on les enjambe sans pitié, sans prêter aucune attention à leurs cris d'agonie et dans un désordre inexprimable. On dégringole le long du sentier caillouteux. Il semble que nous marchons à l'Enfer !
Source : Gallica

Alfred Vuillième La défense de Fréteval (13, 14 et 15 décembre 1870… (1903)

Les hommes se servirent en désordre et gaspillèrent ces vivres cependant précieux que le service des subsistances fut impuissant à protéger. Les hommes ne purent même pas tous profiter de la distribution qui leur fut faite. Mille Desvaux, la mère de l'honorable maire actuel de Fréteval, se souvient que le 14, au matin, des mobiles en quittant sa maison, où ils étaient logés, abandonnèrent d'énormes quartiers de porc salé qu'ils n'eurent pas le temps de se partager ; il est vrai qu'ils ne laissèrent pas non plus les Prussiens qui les suivirent en faire la tranquille consommation.
Source : Gallica

Alfred Vuillième La défense de Fréteval (13, 14 et 15 décembre 1870… (1903)

Pieux mensonge, semble-t-il, pour dissimuler des défaillances et qui n'a pu être démenti, le brave Collet ayant, un des premiers, trouvé la mort dans les rues de Fréteval. En admettant même cette hypothèse, la brigade du Temple aurait néanmoins dû arriver, tôt ou tard, appuyer les premiers assaillants.
On ne conteste pas, car c'est fort plausible, que les marins aient précipité leur attaque. Leur bataillon se composait d'hommes aguerris et exaspérés par une retraite qui les avait privés depuis une quinzaine de jours, de l'occasion de se trouver en face des Prussiens.
Source : Gallica

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