Résumé

Auguste de Villebrune Essai sur le royalisme, par Auguste de Villebrune (1831)

Ils flattent le peuple, ils le caressent dans leur adversité; et dans leur triomphe, ils le délaissent, ils l'écrasent. Ils n'ont pas même, ces honnêtes gens, l'honnêteté de la reconnaissance, ou celle des salons. Les royalistes offrent une forée toute organisée aux gouvernements qui ne savent pas s'enraciner dans l'opinion, se consolider par l'amour, ou l'estime des peuples , se faire adopter par leur siècle; mais ces gouvernements n'acquièrent les royalistes qu'en leur livrant l'état, qu'en écartant ceux que les royalistes n'adoptent pas.
Source : Gallica

Auguste de Villebrune Essai sur le royalisme, par Auguste de Villebrune (1831)

Le changement dans les états est amené par les temps : il est de la nature des choses de vieillir, de s'user, de tomber en décadence. Quand les institutions en sont là , quand la société se désorganise, quand les moeurs et l'esprit public, les intérêts et les besoins, nés du mouvement des choses , demandent une constitution nouvelle; en harmonie avec le présent, avec là civilisation; c'est au gouvernement à le sentir, à la donner, à ne pas réduire les citoyens par son absurde résistance , à lui arracher ce qu'ils devraient obtenir.
Source : Gallica

Auguste de Villebrune Essai sur le royalisme, par Auguste de Villebrune (1831)

La noblesse entrevoyait probablement que ses privilèges, ses prérogatives, son ascendant étaient détruits et l'égalité de droits proclamée, si la question se décidait contr'elle ; que cette conquête changeant la face et les ressorts du gouvernement, obligeait de le reconstruire : elle ne voulait rien céder pour tout conserver; mais elle en sentait presque l'impossibilité : la résistance du tiers-état avait son point d'appui dans la nation : une révolution était dans les principes même, dans l'esprit de cette résistance.
Source : Gallica

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