Résumé

C. Armand Questions sociales, étude historique et critique du communisme… (1873)

« On a rompu, dit-il, l'égalité que la nature avait placée entre tous les êtres. L'égalité bannie, on a vu paraître ces distinctions odieuses de riches et de pauvres; la société a été partagée en deux classes: la première, composée de citoyens propriétaires; la deuxième, plus nombreuse, de peuple; et pour affermir le droit cruel de la propriété, on a prononcé des peines cruelles.
«L'atteinte portée à ce droit s'appelle vol, et pourtant le voleur, dans l'état social, est le riche, celui qui a le superflu. Dans la société, le voleur est celui qui dérobe au riche. »
Source : Gallica

C. Armand Questions sociales, étude historique et critique du communisme… (1873)

La propriété est le droit de tout citoyen de jouir et de disposer de la portion des biens qui lui est garantie par la loi.» L'article 11 ajoutait : « La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler. »
Saint-Just à son tour, disciple et admirateur de Robespierre, dépassa son maître dans ses idées au sujet de la propriété.
Il demanda le partage des terres, au nom du bonheur public ; car, dit-il, un peuple d'agriculteurs est le seul qui puisse être heureux.
Source : Gallica

C. Armand Questions sociales, étude historique et critique du communisme… (1873)

Nos discordes civiles ne sont que le reflet de la discorde intérieure de notre âme. Il y a deux hommes en nous, il y a l'avenir, il y a le passé ; il y a l'homme de la loi d'égalité et l'homme de la loi de servitude. Notre âme, notre raison, ne comprend comme idéal que l'égalité ; mais notre vie pratique ne réalise qu'inégalité; et nos yeux ne voient pas autre chose... C'est que nous sommes entre deux mondes, entre un monde d'inégalité qui finit, et un monde d'égalité qui commence.
Source : Gallica

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