Résumé

Ch. d’Henriet L’Exposition de l’Union centrale des Industries d’Art

On n’a plus affaire à l’argent plaqué ; le métal le plus vil qui se tient par-dessous reparaîtra au moindre frottement. Coupes, aiguières, boucliers, vases, statuettes, lampes, candélabres, étalent ainsi une richesse d’emprunt sous leur enveloppe d’argent ; l’habit ne fait pas le moine. Du reste avouons qu’au point de vue de l’art nous n’avons pas l’orfèvrerie en plus haute estime que le travail de l’acier, du fer, de la pierre ou du bois, du moment que la matière est fortement et franchement accusée.
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Ch. d’Henriet L’Exposition de l’Union centrale des Industries d’Art

L’orateur blâme les bifurcations anticipées, l’éducation professionnelle avant l’heure, qui nuit au développement des idées générales, les pastiches qu’on réclame souvent des artistes et des écoliers, imitations sans âme, dénuées de tout sentiment d’art. Faire exécuter un programme d’un style particulier avec tous les détails historiques, grec, gothique ou renaissance, n’est-ce pas s’adresser à la raison, pour en substituer l’affectation à toute impression personnelle ? Tous ceux qui sont devenus des maîtres ont commencé par l’étude naïve. La nature est la mère universelle, ils l’ont animée.
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Ch. d’Henriet L’Exposition de l’Union centrale des Industries d’Art

L’artisan n’a pas imaginé, il n’a pas esquissé le dessin ; il n’a pas tenu dans ses mains la matière vierge pour la façonner à son gré. On ne peut lui demander de s’éprendre d’amour pour ce qu’il n’a pas conçu ; il se sépare de plus en plus de l’artiste ; il reste l’ouvrier, l’homme du travail manuel, sans style, et, il faut bien le dire, sans idées.
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