Charles Collignon

Résumé

Charles Collignon Revue des Deux Mondes

Ce qui a mis la société française sur le bord de l’abîme, ce qui l’a livrée à une perturbation pleine de périls, c’est la brusque disparition du travail. Restreindre les travaux publics dans le telles circonstances, c’est bien plus qu’une erreur, c’est plus même qu’une faute : c’est trahir les véritables intérêts du pays, car c’est s’attaquer à l’existence même du travailleur, et par conséquent à la condition première de l’ordre et de la sécurité publique. Nous savons quel intérêt on mit en avant pour justifier ces mesures : l’intérêt du trésor, l’équilibre des recettes et des dépenses.
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Charles Collignon Revue des Deux Mondes

Avant 1848, la France, livrée à l’activité la plus féconde, pratiquait en effet, sans bruit, sans éclat, cette fraternité humanitaire qui n’a pas attendu l’avènement de la république pour mûrir, comme un fruit naturel, aux chauds rayons de la civilisation chrétienne, L’étranger venait avec sécurité s’asseoir à son foyer, s’associer à son travail, et prendre sa part des bienfaits qui sont, pour un grand peuple, la conséquence de l’union intime de l’ordre et de la liberté.
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Charles Collignon Revue des Deux Mondes

Veut-on poursuivre le bien absolu et échapper à la fois à tous les inconvéniens ? Que de tous les inconvéniens alors on subisse le pire, celui de ne rien faire !
Après tout, la crainte de désintéresser par la garantie d’intérêt les compagnies dans les résultats économiques de leur gestion n’a rien de fondé en ce qui concerne nos chemins de fer les plus importans. Pour ceux-là, les compagnies peuvent avoir la prétention très légitime d’arriver à des produits fort supérieurs à la limite de la garantie offerte par l’état, et tous leurs efforts seront naturellement dirigés vers ce but.
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