Charles Guyot

Résumé

Charles Guyot La forêt et la guerre (1917)

Très rarement, il sera possible de refaire la forêt avec les mêmes essences que celles du peuplement détruit, aussi bien dans les forêts feuillues que dans les forêts résineuses. Nous aurons donc, en plaine, des îlots reconstitués très différents des forêts voisines, où le chêne, le hêtre et le charme ne reviendront que beaucoup plus tard. En montagne, nos magnifiques sa pinières, source incomparable de richesses lorsqu'elles étaient bien conduites, feront place soit à des épicéas, soit à des pineraies sous le couvert desquelles le sapin pectiné ne réapparaîtra qu'à la longue.
Source : Gallica

Charles Guyot La forêt et la guerre (1917)

En sol nu, rien n'échappe à l'œil de l'aviateur; tout ce qui se passe sur le front ennemi, et bien au delà à l'arrière de ce front, est facilement repéré ; rapidement cet excellent observateur qu'est l'avion revient donner les informations les plus précises, dont immédiatement il est tiré parti. Comment empêcher ces indiscrétions, comment se couvrir d'un rideau protecteur à l'abri duquel se feront sûrement les préparatifs d'attaque ou de repli? L'épais manteau de la forêt peut seul donner cette sécurité nécessaire, et malgré toute sa perspicacité l'aviateur ne viendra pas à bout de le percer.
Source : Gallica

Charles Guyot La forêt et la guerre (1917)

Avant que la guerre de tranchées n'ait immobilisé l'armée sur tout le front, dans cette période qui s'étend du début de l'invasion jusqu'à la fin de la bataille de la Marne,
les forêts de l'Est ont été seulement traversées; elles ne sont pas détruites, il semble même qu'elles aient peu souffert. Tous les arbres, ou à peu près, sont encore debout; on ne voit, au premier aspect, que quelques branches brisées, quelques troncs éraflés; le dommage paraît insignifiant. Cependant, même dans ces circonstances les plus favorables, la dégradation du peuplement peut être énorme.
Source : Gallica

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