Résumé

Charles-J.-B. Lebrun À mes concitoyens, une explication nécessaire… (1869)

Notre éducation politique est loin d'être faite; qui sait si elle le sera jamais? Le vent de la faveur populaire est instable, et parfois, au sein des masses, souveraines de par le suffrage universel, il se produit de ces courants souterrains d'opinion qui déroutent tous les calculs, et peuvent, au jour de l'élection, boulverser l'ordre en apparence le mieux établi. Le suffrage universel serait une excellente institution chez un peuple instruit, éclairé, de moeurs saines et chez qui l'amour de la patrie serait vivace et prédominant.
Source : Gallica

Charles-J.-B. Lebrun À mes concitoyens, une explication nécessaire… (1869)

Nous ne sommes presque plus un peuple, nous sommes une poussière d'individus.
La conséquence dans l'ordre politique de cet affaissement moral, c'est l'exagération du pouvoir, la centralisation portée au comble, le despotisme. Joubert, a dit une parole qui résume de longs développements et qui est comme l'abrégé de toute la science politique : « Il faut que les hommes soient les esclaves du devoir ou les esclaves de la force. » La moralité ou le sabre, voilà les deux pôles sur lesquels tourne le monde social.
Source : Gallica

Charles-J.-B. Lebrun À mes concitoyens, une explication nécessaire… (1869)

Oui, si nous mesurons les progrès accomplis, en réfléchissant à ceci que les premiers pas sont en toute chose les plus difficiles ; si nous savons nous rendre compte des aspirations actuelles de la nation, si surtout nous savons nous garer des révolutions, il est impossible que dans dix ans, sauf peut- être l'élection présidentielle, nous ne soyions aussi libres qu'en Amérique, le pays classique de la liberté, la terre idéale de la démocratie sage, paisible, industrieuse et juste.
Source : Gallica

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