Résumé

Charles Morisseaux Le Congo : à quoi il doit nous servir… (1911)

En d'autres termes, pour nous servir de la Colonie, il faut commencer par servir la Colonie. (Approbations.)
Pour coloniser, Messieurs, il faut, à la fois et parallèlement, l'action gouvernementale et l'action des particuliers. Les deux sont indispensables. L'une ne peut suppléer à l'autre. Cela a été, je crois, une erreur fondamentale de l'ancienne administration du Congo, de montrer de la défiance et même, jusqu'à un certain point, de l'hostilité à l'égard des initiatives particulières. L'œuvre de colonisation est trop vaste pour être entreprise par un seul homme, si génial qu'il soit.
Source : Gallica

Charles Morisseaux Le Congo : à quoi il doit nous servir… (1911)

Et voilà, Messieurs, à quoi le Congo doit nous servir. Il doit fournir aux produits de nos industries un débouché certain. Il doit nous mettre à l'abri des conséquences néfastes qu'entraînent pour nous les revirements de la politique économique de nos voisins et principaux clients. Il élargit nos frontières et nous dote d'un véritable marché intérieur. Désormais, notre situation commerciale devient comparable à celle que possèdent l'Allemagne, l'Angleterre et les Etats-Unis par l'étendue de leurs territoires, ou l'ampleur des possessions coloniales.
Source : Gallica

Charles Morisseaux Le Congo : à quoi il doit nous servir… (1911)

Avant cela, notre vie économique était précaire et sans horizon; la Belgique était menacée dans son développement futur; nous pouvions craindre de ne plus être à même, à un moment donné, de nourrir notre population croissante, de devoir, au prix de mille souffrances, nous replier sur nous-mêmes et redevenir une petite nation, comme il nous arriva déjà dans le passé, quand l'industrie drapière passa de nos Flandres en Angleterre ou que des traités néfastes arrêtèrent notre expansion.
Source : Gallica

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