Claude Anet,
L'amour en Russie
“ Don Juan est une volonté qui n’abdique jamais. Il domine, et les événements, et les femmes qu’il presse dans ses bras. Quoi qu’il arrive, il reste maître de soi.Le souci de la maîtrise de soi est un sentiment étranger à l’âme russe. Elle a, du reste, des détentes si brusques qu’elles défient tout cran d’arrêt. Le Russe ne cherche pas à dominer et à être vainqueur dans l’éternel duel de l’amour. Aime-t-il? il met son orgueil à se laisser tyranniser par sa maîtresse. Il trouve une joie amère à s’abaisser. En lui, l’idée de sacrifice est toujours forte. ”
