Claude Anet

Claude Anet

Résumé

Portrait de Claude Anet Claude Anet L'amour en Russie

Don Juan est une volonté qui n’abdique jamais. Il domine, et les événements, et les femmes qu’il presse dans ses bras. Quoi qu’il arrive, il reste maître de soi.
Le souci de la maîtrise de soi est un sentiment étranger à l’âme russe. Elle a, du reste, des détentes si brusques qu’elles défient tout cran d’arrêt. Le Russe ne cherche pas à dominer et à être vainqueur dans l’éternel duel de l’amour. Aime-t-il? il met son orgueil à se laisser tyranniser par sa maîtresse. Il trouve une joie amère à s’abaisser. En lui, l’idée de sacrifice est toujours forte.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Anet Claude Anet L'amour en Russie

Nadia n’avait pas l’ombre d’une prétention; elle était une personne simple (pour autant que Naudin la comprenait) et naturelle, qui n’imagine pas qu’elle pourrait être autrement, ni qu’il y aurait un avantage pour elle à paraître différente de ce qu’elle est. Les Françaises étaient peut-être plus amusantes, mais de l’amusement qu’elles donnaient, on se lassait à la longue, tandis qu’il y avait en Nadia un charme secret qu’Alexandre Naudin eût été bien en peine d’analyser, mais dont il sentait peu à peu et chaque jour l’attirance continue.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Anet Claude Anet L'amour en Russie

Il s’émerveillait de la faculté merveilleuse qu’elle avait d’user le temps à ne rien faire et à dormir. Ils vivaient, comme tous les habitants de Tiflis en été, la nuit, se couchaient vers les trois ou quatre heures du matin et il avait toutes les peines du monde, au commencement de l’après-midi, à réveiller sa maîtresse. Sitôt après le déjeuner, c’était la sieste. Nadia revenait à la vie au moment de prendre le thé. Parfois, il la pressait de sortir avec lui quand il faisait encore jour. Le plus souvent, elle restait à la maison, fumant des cigarettes et rêvant à on ne sait quoi.
Source : Gutenberg

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