Résumé

Delly Le roi des Andes : roman (1947)

Don Sanche, très pâle, allait et venait en compagnie de Jacques dont la physionomie portait la marque d'une immense désolation. M. Hamelette, enlevé pour quelques instants à sa distraction habituelle, errait comme une âme en peine en marmottant :
— Etrange !... étrange !
— Eh bien ! quoi ? On peut donc tout de même sortir d'ici ? dit Bille en accostant M. de Salves.
— C'est invraisemblable !... Il n'existe aucune issue autre que le chemin suivi par l'ascenseur, et celui-ci est gardé nuit et jour par un poste composé d'hommes d'une fidélité éprouvée.
Source : Gallica

Delly Le roi des Andes : roman (1947)

Ayez confiance en moi, Jacques. Je donnerais ma vie pour sauver votre sœur, car ce serait pour moi un souvenir atroce si elle mourait là, par ma faute, puisque c'est moi qui ait fait poser la mine.
En tout autre moment, Jacques eût remarqué l'émotion qui altérait la voix du jeune homme. Mais en cet instant, il n'avait plus qu'une préoccupation : le sort de sa sœur, de sa chère Inès.
— Nous approchons, dit au bout de dix minutes don Miguel. Voyez, sur ce roc que nous longeons, l'or commence à paraître.
Source : Gallica

Delly Le roi des Andes : roman (1947)

Inès dont le teint s'empourprait de pénible émotion, riposta avec vivacité :
— Vous dites des choses ridicules, Edmée ! Je veux croire que vous parlez sous l'empire de la fièvre.
— Ne faites pas la naïve, ça ne prendrait pas avec moi ! Tenez, pourquoi cette brute de don Estevan qui vous a, tout comme les autres, si maltraitée l'autre jour, était-il aujourd'hui tout sucre et tout miel ? C'est qu'il
doit savoir par expérience ce qu'il en coûte de n'avoir pas de nez et de ne pas prévoir les caprices du maître.
Source : Gallica

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