Résumé

Durand-Brager Quatre mois de l'expédition de Garibaldi en Sicilie et Italie

Au Faro, de l'autre côté du détroit, tout paraît triste et désert, plus de ces gais et insouciants volontaires dormant au soleil, chantant à la lune, souffrant toutes les privations sans se plaindre, mangeant ce qu'ils trouvaient, buvant sans sourciller de l'eau saumâtre, prenant enfin tout en patience, pourvu qu'en un temps donné il leur soit permis de verser leur sang pour la liberté de la patrie. A peine quelques canonniers, restés pour le service des batteries, promènent-ils de çà de là, leur ennui et leur chagrin de n'avoir pu suivre leurs camarades.
Source : Gutenberg

Durand-Brager Quatre mois de l'expédition de Garibaldi en Sicilie et Italie

Le padre Pantaleone, que Garibaldi avait nommé son chapelain à Calatafimi, se trouvait, au moment le plus chaud de l'action, sur la place de la Cathédrale, à l'angle de la rue qui passe devant l'archevêché. Se souciant moins des balles que de l'excommunication, qu'il avait naguère si lestement conjurée, notre moine guerrier, avec sa figure exaltée et intelligente, encourageait bravement son monde et il était facile de lire dans ses yeux que, s'il ne mettait pas les mains à la besogne, ce n'était pas par timidité.
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Durand-Brager Quatre mois de l'expédition de Garibaldi en Sicilie et Italie

Il y avait sans cesse, parmi les troupes royales, des alertes du dernier plaisant. Une nuit, sur le monte Barracone, les troupes qui y campaient prirent les armes, et, pendant plus de deux heures, firent, dans toutes les directions, des feux féroces; feux de bataillon, feux de peloton, rien n'y manqua, qu'un ennemi. On croyait, en ville, à une affaire des plus sérieuses.
Une autre nuit, deux bateaux caboteurs autrichiens, chargés de vivres pour la citadelle même, ne purent étaler le courant dans le détroit et se trouvèrent drossés sur la plage entre la citadelle et le fort de la Pointe.
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