Durand-Brager, Quatre mois de l'expédition de Garibaldi en Sicilie et Italie
“ Au Faro, de l'autre côté du détroit, tout paraît triste et désert, plus de ces gais et insouciants volontaires dormant au soleil, chantant à la lune, souffrant toutes les privations sans se plaindre, mangeant ce qu'ils trouvaient, buvant sans sourciller de l'eau saumâtre, prenant enfin tout en patience, pourvu qu'en un temps donné il leur soit permis de verser leur sang pour la liberté de la patrie. A peine quelques canonniers, restés pour le service des batteries, promènent-ils de çà de là, leur ennui et leur chagrin de n'avoir pu suivre leurs camarades. ”
