Résumé

Portrait de Emanuel Moravec Emanuel Moravec La valeur stratégique de la Tchécoslovaquie pour l'Europe occidentale (1936)

Nul Etat européen n'est plus intéressé que l'Angleterre à la situation de la base pétrolifère roumaine. Tant que la Tchécoslovaquie existe, plus de 1000 km séparent l'Allemagne du pétrole roumain. La Tchécoslovaquie une fois abattue, les Allemands n'en seraient plus qu'à 300 km.
L'Angleterre ne peut se désintéresser de ce qui se passe sur la « transversale eurasienne » tout au long de son trajet européen, ni du possesseur de la base pétrolifère roumaine.
Source : Gallica

Portrait de Emanuel Moravec Emanuel Moravec La valeur stratégique de la Tchécoslovaquie pour l'Europe occidentale (1936)

Suisse, Autriche, Tchécoslovaquie, Roumanie sont les Etats-tampons qui abritent, au Nord, la partie méridionale de l'Europe centrale défendue par les Alpes, les Sudètes, les Carpathes. Ces Etats sont à cheval sur le « toit » de l'Europe centrale, à la ligne de partage des eaux des mers du Nord et des mers du Sud : la Mer du Nord et la Baltique d'une part, la Méditerranée et la Mer Noire d'autre part.
Source : Gallica

Portrait de Emanuel Moravec Emanuel Moravec La valeur stratégique de la Tchécoslovaquie pour l'Europe occidentale (1936)

Il sera naturellement plus avantageux de frapper l'Italie, car celle-ci abattue, l'Allemagne atteindra non seulement de bons ports sur l'Adriatique, mais s'installera sur la Méditerranée à Gênes. On peut sans doute objecter que ni l'Angleterre ni la France n'assisteront sans réagir à une telle poussée allemande vers la Méditerranée et qu'elles n'abandonneront ni l'Italie ni l'Entente balkanique à leur sort. Mais la distance de 200 km du Brenner à Venise constitue-t-elle vraiment un obstacle? Un coup porté sur la côte Nord de l'Adriatique coupera l'Italie des Balkans en quelques jours.
Source : Gallica

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