Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu Les Mystificateurs (1860)

Du eourage ! quoi! moi, Jean Joachim le philosophe; moi qui porte vers la science mes voeux et mes volontés, je me laisserais abattre par un revers de fortune? par la perte de quelques misérables écus? Non! non! mille fois non ! J'aurai de l'énergie car je suis jeune et j'ai de la force. J'ai plus que de la force, j'ai de l'intelligence, je le sens là, et peut-être un jour dira-t-on que j'avais du génie ! Avec les deux florins qui me restent, je ferai en sorte de gagner Gotha ou Cassel.
Source : Gallica

Ernest Capendu Les Mystificateurs (1860)

« Monseigneur, dit-il, en s'adressant à l'étranger.
— Quel est ce drôle? demanda brusquement le marquis en se tournant. — Monseigneur, je suis votre voisin, l'armurier du faubourg... vous savez? balbutia le malheureux ouvrier, qui sentait la rougeur de la honte lui monter au front.
— Eh bien! que me veux-tu?
— Monseigneur, je viens implorer votre pitié, je viens vous demander du travail.
— Du travail, répondit dédaigneusement l'Italien, je connais les gens de ton espèce. Ils demandent tous du travail et ils prient Dieu tout bas de n'en pas trouver pour mieux fainéanter. »
Source : Gallica

Ernest Capendu Les Mystificateurs (1860)

La comtesse Ulcorbani poussait de douloureux soupirs.
Le baron suivit le cortége jusqu'à l'entrée du sanctuaire. Amélie parut alors reprendre momentanément ses sens, car se redressant vivement, elle agita les lèvres comme si elle eût parlé bas à l'oreille du baron ; puis le marquis s'avançant plus empressé que jamais, elle retomba en syncope et la porte de la chambre à coucher se ferma sur le nez des profanes.
Les hommes demeurés seuls passèrent dans le salon. M. Dubois semblait vivement alarmé de l'accident qui venait d'interrompre si brusquement le dîner.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature