Eugène Roget

Résumé

Eugène Roget Etude sur le radius curvus (1899)

Dans l’arthrite tuberculeuse, les mouvements provoqués sont douloureux, et le poignet est le siège d’un empâtement facilement perceptible à la palpation. Rien de semblable dans le radius curvus: les douleurs du début sont légères et inconstantes ; les mouvements provoqués s’effectuent sans souffrance : l’articulation est normale. Du reste, même à cette période, l’apophyse styloïde du cubitus est saillante et visible sous la peau, surtout lorsque la main est en supination. « La constatation de cette saillie, dit Félix, est un des meilleurs signes diagnostiques de la lésion ».
Source : Gallica

Eugène Roget Etude sur le radius curvus (1899)

A un premier degré, la forme seule du poignet est compromise ; à un degré plus avancé, la déformation s'aggrave de l’impotence. Alors seulement les malades songent à consulter le médecin ; avec un peu d’attention, il est facile de constater que le poignet est déjà le siège d’une déformation caractéristique ; mais, malgré la thérapeutique la plus énergique, cette lésion va s’aggraver jusqu’à la fin de la période de croissance.
Source : Gallica

Eugène Roget Etude sur le radius curvus (1899)

Les muscles extenseurs sont normaux en apparence; les fléchisseurs, et surtout le cubital antérieur, sont, le plus souvent, contracturés, donnant la sensation de cordes saillantes fortement tendues entre le carpe et l’avant-bras. Chez notre jeune malade, la contracture du cubital était a ce point marquée, qu’une dépression de près de deux centimètres séparait ce muscle de la face antérieure du cubitus.
L’extension forcée de la main sur l’avant-bras ne suffit pas à réduire la déformation qui dispaiaît en partie si on exerce en même temps des tractions sur la main.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature