Résumé

F.-D. Demay Tout ce qui n'est pas républicain… (1835)

Aussi ne peut-il entendre sans frémir prononcer le mot de liberté, sa perruque s'horripile dès qu'il est question d'égalité; il tombe en syncope quand on lui parle de révolution. Parfois il exhale sa douleur en sons inarticulés : l'enceinte qu'il habite retentit de lugubres lamentations : il se lève, il s'indigne, il se sent rajeuni, il retrouve en lui-même toute la virilité des gardiens du sérail, puis il retombe, tout rentre dans le silence, et l'on croit voir une assemblée de muets de l'Asie.
Source : Gallica

F.-D. Demay Tout ce qui n'est pas républicain… (1835)

Le modéré a la passion de l'ordre public, il veut l'ordre public à tout prix : à l'ordre public, il sacrifierait sans hésiter père, mère, femme, enfans. Il fulmine contre les éternels fauteurs de troubles et de désordres. Il abomine le peuple, ce ramassis de gens sans aveu et sans domicile, ce tas de fainéans qui ont la prétention exorbitante de vivre en travaillant, et qui ne peuvent se résoudre à mourir de faim paisiblement et à laisser une bonne fois le gouvernement tranquille.
Source : Gallica

F.-D. Demay Tout ce qui n'est pas républicain… (1835)

Le modéré aime à discourir sur les affaires de l'état. Il possède une tirade de M. Charles Dupin contre les ouvriers, et un lambeau de son journal contre le désordre moral; il a même farci sa mémoire de quelques passages des discours prononcés par sa majesté Louis-Philippe contre le peuple français.
Le modéré adore toutes les puissances; il les porte dans son coeur, et compatit sincèrement à leurs tribulations.
Source : Gallica

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