Germain-Hyacinthe de Romance de Mesmon

Résumé

Germain-Hyacinthe de Romance de Mesmon,  De la Liberté de penser et de la liberté de la presse (1818)

“ Le nom d'artiste n'appartient précisément qu'à celui qui , ayant conçu la composition d'un sujet, l'exécute dans un ouvrage sensible et permanent ; il doit joindre l'exécution de la main à la conception de la pensée; ce titre appartient donc exclusivement au statuaire , au peintre et au dessinateur. Dans les Beaux Arts , la théorie et la pratique sont essentiellement séparées , et forment deux genres bien distincts, l'un est la métaphisique de l'art , l'autre en est la mécanique. ”
Source : Gallica

Germain-Hyacinthe de Romance de Mesmon,  De la Liberté de penser et de la liberté de la presse (1818)

“ La pensée de faire un mauvais livre ne serait alors tombée dans l'esprit de personne, où tout au plus elle y serait restée une pensée , car un tel ouvrage n'aurait jamais trouve de copiste. C'était une censure naturelle , née de l'ordre des choses.
Quand la découverte de l'imprimerie fut annoncée , elle excita , généralement , une admiration enthousiaste. On crut voir le midi de l'esprit humain; les premiers trônes de l'Europe étaient alors occupés par des princes éclairés, protecteurs des arts et des sciences.
”
Source : Gallica

Germain-Hyacinthe de Romance de Mesmon,  De la Liberté de penser et de la liberté de la presse (1818)

“ Il pouvait aussi bien ne pas poursuivre cette suite de pensées ; mais il ne pouvait pas prévenir la première : qu'est-ce que le tems?
Il est donc constant que nous n'avons pas ce qu'on veut appeler la liberté de penser : car une pensée est un regard de l'âme sur les idées que les sens lui présentent ; les idées sont les images des objets extérieurs, et les sens les admettent comme ils les rencontrent.
”
Source : Gallica

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