Résumé

Gilles Bugeau La prime d'allaitement. Oeuvre du "Bébé du Soldat" (1920)

C’est pourquoi il faut aider la femme enceinte et la mère-nourricev parce qu’elle fait partie de notre groupement humain, parce qu’elle a droit, étant femme, de concevoir et de mettre au monde dans le calme et la sécurité, puis de voir son enfant croî-tre et prospérer, quelle que soit, d’autre part, la rigueur dü sort à son égard. II appârtient à la société de remédier à cette rigueur dans la mesure où elle peut le faire. En puériculture, tout au moins, la chose est fais^ble.
Source : Gallica

Gilles Bugeau La prime d'allaitement. Oeuvre du "Bébé du Soldat" (1920)

L’oeuvre avait oonscîence d’acquitter une dette sociale; elle avait le geste large. Elle dédaignait l’injure et laissait retomber l’outrage tout entier sur ceux qui emploient avec dédain, ce vocable de fille-mère. II n’y a pâs deux sortes de mères.
Si l’un des premiers principes du Bébé du Soldat était d’empêclier le travail industriel, le travail à l’usine des femmes primées, on nerIeur interdisait pas toutefois de se livrer chez elles, en dehors des. soins à apporter à leur ménage, à unè occupation manuelle quelconque Feur permettant d’accroître leur bien-être, d’améliorer leur nourriturè.
Source : Gallica

Gilles Bugeau La prime d'allaitement. Oeuvre du "Bébé du Soldat" (1920)

De plus, ratmosphère de rusine et le travail, auquel 1 ouvrière-mère est astreinte, peuvent nuire à la production et à la qualité de son lait.
Quant aux crèches, elles ne sont qu’un pis-aller, tant y est formidable ïa mortalité des nourrissons. « « Près des trois quarts des plus petits enfants y meurent avant d’avoir •atteint 8 mois. » (Professeur Pinard) . A l’heure actuelle, rexpérience est faite, la rançon est pa-yée; pas mie agglomération d’en-fants, pas une crèche, qui ne soit visitée par la maladie, malgré la vigilance, le zèle et le dévoue-, ment de leur personnel!
Source : Gallica

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