Résumé

Louis Wintrebert De la mortalité des enfants du premier âge dans la ville de Lille… (1879)

Ni la société de Charité maternelle, ni les sœurs de la Maternité n'accueillent les filles mères, et les crèches sont interdites à leurs enfants. Ce fait est d'autant plus regrettable que les filles mères ont généralement moins de ressources que les mères de famille elles-mêmes, et sont dès lors forcées de rentrer plus vite en fabrique. Cependant nous ne pourrions blâmer cette exclusion. Est-il possible que les dames de charité mettent sur le
même pied des mères de famille qui, pour la plupart, n'ont d'autre défaut que la misère, et des filles dont l'état prouve la légèreté des mœurs?
Source : Gallica

Louis Wintrebert De la mortalité des enfants du premier âge dans la ville de Lille… (1879)

L'allaitement maternel étant surtout nécessaire à l'enfant pendant les premiers mois de son existence, il nous paraîtrait désirable que chacun se fît un devoir de n'accepter comme nourrice que les femmes ou filles-mères dont les enfants seraient âgés d'au moins deux à trois mois. Le bon état de ces enfants serait d'ailleurs une garantie de la valeur du lait de leur mère.
Les mères favorisées des dons de la fortune doivent aux autres l'exemple ; et si toutes étaient fidèles à leurs devoirs, les autres seraient moins portées à les oublier.
Source : Gallica

Louis Wintrebert De la mortalité des enfants du premier âge dans la ville de Lille… (1879)

En effet, si l'Etat se déclare impuissant à protéger les jeunes filles contre les séducteurs qui abusent de leur innocence, grâce à des promesses trop souvent mensongères; s'il s'oppose à la recherche de la paternité ; si, grâce à la complicité d'une loi par trop commode pour les célibataires, le père d'un enfant illégitime peut se soustraire au devoir de le nourrir et de subvenir à tous ses besoins ; il est juste que les malheureuses filles mères qui restent seules chargées de ce soin, soient aidées dans cette tâche laborieuse.
Source : Gallica

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